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A. le matériel


Voir des anaglyphes est une activité agréable, les concevoir, c’est encore mieux ! En effet aujourd’hui, avec les progrès à la fois photographiques et informatiques, il est possible de réaliser toute sorte d’images en relief, et surtout des anaglyphes. La méthode de fabrication n’est pas sans technique, et nécessite un minimum de précision. Que faut-il pour fabriquer des anaglyphes ?

1. tout d’abord un appareil photo !

pour fabriquer une image stéréo, il existait, il y a un demi siècle, le « Realist »( perfectionné pour l’époque) qui s’est vendu par centaines de milliers. Toutefois le travail de montage des couples photo était assez pénible. Mais la technique a évolué, et depuis de nombreux appareils photo à double objectifs ont vu le jour. On peut toujours en acheter par internet.

En attendant, il n’est pas nécessaire de posséder un tel matériel pour réaliser des anaglyphes.
Nous nous contenterons d’un appareil photo numérique simple et sans zoom, numérique afin de transférer les images dans un ordinateur.

Méthode de prise de vue :
Un photographe désire photographier une scène, et particulièrement un objet B en son centre. Supposons qu’il photographie « la scène de gauche » d’abord.

-Cas 1 :objets éloignés
Sachant qu’au delà de 10 mètres environ, les yeux ne convergent plus (les 2 axes de visée sont parallèles), l’appareil photo n’aura pas besoin de viser le centre de l’image ; l’axe de visée de l’appareil pourra rester perpendiculaire au plan de la scène.
Après la première prise de vie, la photographe effectuera un décalage horizontal vers la droite de son appareil. Surtout il veillera à l’horizontalité de ce décalage, élément crucial dans la prise de vue stéréoscopique. Ce décalage, qui se nomme la BASE STEREOSCOPIQUE b doit être précis car il existe une relation entre cet écart des deux stations de prise de vue (distance b) et la distance de l’objet photographié (d) ou plus exactement la distance de l’objet le plus proche.

En effet le rapport entre b et d doit (théoriquement) valoir 1/30 : b/d= 1/30 soit d = 30b. Ainsi si b = 65mm (écart interpupillaire moyen), d vaut à peu près 2 mètres (30b).
Pour des objets éloignés, donc dans ce cas n°1, b peut rester à 65mm, mais la base peut varier de 33 à 75 mm selon les cas.

-Cas 2 : objets proches
Pour des objets plus proches (<10m) la base doit être plus faible et obéir également à la relation mentionnée ci-dessus. Une petite différence toutefois : cette fois-ci le décalage ne sera plus parallèle au plan de la scène, mais se fera sous forme d’un arc de cercle, puisque cette fois-ce l’objectif de l’appareil vise le centre B de l’image pour chaque prise de vie. Evidemment la courbure de cet arc sera peu prononcée, mais aura quand même son importance. La base mesurée correspondra non pas à la longueur de la courbe, mais à la distance droite entre les 2 extrémités.

2. Ensuite un ordinateur et un logiciel de retouche photo !

Maintenant que nous avons photographié notre fabuleuse image, il s’agit de faire un montage (simple). Grâce à la magie du numérique nous pouvons alors transférer le couple stéréoscopique dans l’ordinateur. Pour fabriquer nos anaglyphes nous nous sommes aidés du célèbre logiciel de retouche photo PAINT SHOP PRO. Que l’on peut télécharger sur le site http://www.telecharger.com
Comment transformer l’image de gauche en image rouge et celle de droite en couleur cyan ? On sait que sur l’écran d’un ordinateur, les couleurs se forment à partir des trois couleurs primaires rouge, vert et bleu (voir paragraphe sur les filtres) contenues dans chaque pixel qui s’allume plus ou moins intensément.
Or le logiciel cité possède justement un opérateur capable de séparer n’importe quelle image en ses trois couches primaires rouge verte et bleue. De plus il est possible de combiner certaines de ces couches , même si elles proviennent d’images différentes, tant qu’elles ont la même dimension.

Concrètement il faut appliquer les opérations suivantes :
Une fois les images transférées et ouvertes dans paint shop pro,
* on sélectionne l’image de gauche
* on va dans IMAGE de la barre du menu,
* on prend COUCHE puis SEPARER
L’image se divise alors en 3 couches grisâtres, mais qui sont en fait les couches de couleurs primaires.
* Enfin on supprime les couches bleues et vertes ainsi que l’image de gauche initiale et on conserve la couche rouge puisque l’image de gauche de l’anaglyphe est rouge.

Pour l’image de droite, on fait la même chose, sauf pour la dernière opération où l’on supprime l’image original et la couche rouge uniquement (puisque l’image de droite est cyan).

* Après avoir supprimés ces 5 éléments (les images initiales gauche – droite, les couches rouge, vert et bleues correspondantes) il ne reste plus que les 3 couches primaires : la « rouge1 » pour la vue de gauche, la « bleue2 » et la « verte2 » pour la vue de droite.
* On va alors dans IMAGE, puis on prend COUCHE, FUSIONNER, et on sélectionne les couleurs adéquates : rouge1 pour la couche rouge, bleu2 pour la bleue, et vert2 pour la verte. Remarque : les numéros des couches peuvent varier selon les ouvertures ou fermetures des images. Enfin on valide « OK ».
* L’ANAGLYPHE apparaît sur l’écran. Maintenant, tous à vos lunettes ! Impressionnant, non ?

Si le résultat n’est pas probant, on peut par exemple garder l’image de gauche, et effectuer d’autres prises de vues pour celle de droite, avec une base stéréoscopique différente. Normalement les éléments de l’image les plus en avant doivent ressortir de l’écran.

Antoine , Vianney
Jean-Yves , Sebastien